JAGUAR XKSS :
9 BEAUX FAUX OFFICIELS !

Jaguar joue à « Retour vers le Futur ». Après la refabrication d’une série de six Type E Lightweight pour achever une production interrompue en... 1962, le constructeur anglais présente ce 17 novembre à Los Angeles la première des neuf nouvelles Jaguar XKSS qui vont être recréées. Annoncé le 23 mars dernier, ce projet laisse toujours aussi perplexe.

La fabrication de nouvelles Type E Lightweight pouvait passer pour une initiative intéressante -même si discutable comme l'est toute fabrication de "faux officiels". Jaguar affirmait alors vouloir finir une œuvre inachevée. Admettons : à l’époque, la production de ces six voitures avait été envisagée mais jamais réalisée.

Mais la production de six XKSS procède d’une toute autre logique…

 

QUERELLE DE CHIFFRES...

 

La Jaguar XKSS était une voiture « d’occasion » -au sens littéral du terme. Comprenez : un modèle imaginé de manière très opportuniste pour minimiser les conséquences d’un échec commercial. Les XKSS avait en effet été conçues par Jaguar en 1957 pour recycler des châssis de Type D qui ne trouvaient plus preneur et dont on ne savait que faire. Mais un incendie à l'usine avait prématurément mis fin à l’opération, détruisant une partie des châssis restants. Seize exemplaires seulement avait été finalement assemblés puis vendus.

Comprenons bien : l’actuel projet vise donc à recréer des voitures qui avaient été fabriquées pour trouver un usage à des pièces destinées au pilon (les châssis de Type D). Soyons sûr que cette opération n’aurait pas vu le jour si une Type D valait aujourd’hui quelques milliers d’euros. Seulement voilà : elle en vaut plusieurs millions… Certains amateurs sont donc prêts à acquérir un faux moderne officiel vendu fort cher  (1,2 millions d’euros) faute de pouvoir acquérir un original encore plus cher (pas un exemplaire à moins de 5 millions). L'opération satisfera donc tout le monde, surtout Jaguar qui réalise dans l'opération une monstrueuse marge (le bénéfice net est de l’ordre de 70%).

Au-delà de l'acte très mercantile (mais qui reprocherait à un constructeur de vouloir gagner de l'argent : il travaille pour cela), la démarche est dangereuse : elle justifie désormais toute relance d'une série de voitures au prétexte que la production initialement envisagée n'aurait pas été menée à terme. Les collectionneurs feront toujours la différence entre les vraies et ces "nouvelles vraies", mais le constructeur fabrique ainsi de la confusion dans un univers qui n'a pas besoin de ça pour attraper des migraines, ou pour voir éclater des procès pour faux...

 

BIENTÔT DES XJ13 ?

 

Quant au chiffre de production retenu pour les Jaguar XKSS "Continuation" (neuf exemplaires) il pourra servir aux adversaires de telles pratiques pour hurler à la manipulation historique. Il est en effet supérieur au nombre de voitures qui auraient été détruites dans l'incendie de l'usine de Browns Lane au soir du 12 février 1957 (seules cinq autos l’auraient été).

Au-delà de la réalité historique, de la vérité du cinq ou du neuf, tandis que les défenseurs de l'authenticité historique parleront de sacrilège, les partisans de la continuation la justifieront en disant que les tirages des bronzes d'un artiste disparu se poursuivent après sa mort si la série n'a pas été exécutée en totalité. C’est parfaitement exact.

Suivant cette logique, on peut légitimement penser qu'après la Type E Lightweight et la XKSS, la prochaine Jaguar sur la liste des « reproduction » est la XJ13, détruite lors d'un essai privé en 1971. Il n’en existait qu’un exemplaire -reconstruit depuis. Mais combien avaient été « envisagés » ? Six , neuf, plus encore ? Attentons le prochain communiqué de Jaguar...

 

 

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JAGUAR XKSS "CONTINUATION" :
NEUF NOUVEAUX "FAUX OFFICIELS" !

Jaguar n'en finit pas de raccommoder son histoire. Il y a deux ans, la marque anglaise relançait la fabrication de six Type E Lightweight afin de terminer la série interrompue en... 1962. Hier, un communiqué de la marque, diffusé de manière très discrète, annonçait la recréation de neuf Jaguar XKSS. Nous avons cru tout d'abord à un poisson d'avril échappé en avance de l'aquarium, mais non : le communiqué de presse était bien daté du 23 mars, excluant toute fausse manipulation.

La fabrication de nouvelles Type E Lightweight pouvait passer pour une initiative intéressante -même si discutable comme l'est toute fabrication de "faux officiels". On la comprenait par la volonté de Jaguar de finir une œuvre inachevée. La production de XKSS nous laisse plus perplexes.

 

QUERELLE DE CHIFFRES...

 

La Jaguar XKSS avait en effet été imaginée par Jaguar en 1957 pour recycler des châssis de Type D invendus. Un incendie à l'usine avait cependant détruit une partie de ceux-ci avant la fin de la production. Seize exemplaires seulement avait été vendus. On va donc recréer des voitures qui avaient été fabriquées pour trouver un usage à des pièces invendues destinées au pilon (les châssis de Type D). Au-delà de l'acte très mercantile (mais qui reprocherait à un constructeur de vouloir gagner de l'argent : il travaille pour cela), la démarche est insolite et dangereuse : elle justifie désormais toute relance d'une série de voitures au prétexte que la production initialement envisagée n'aurait pas été menée à terme. Les collectionneurs feront toujours la différence entre les vraies et ces... nouvelles, mais le constructeur fabrique ainsi de la confusion dans un univers de la voiture de collection et d'exception qui n'a pas besoin de ça pour attraper des maux de tête, ni pour voir éclater des procès pour faux...

Quant au chiffre de production retenu pour les Jaguar XKSS "Continuation 2017" (neuf exemplaires) il pourra servir aux adversaires de telles pratiques pour hurler à la manipulation historique. Il correspond en effet à la fourchette haute des voitures qui auraient été détruites dans l'incendie de l'usine de Browns Lane au soir du 12 février 1957. Certains historiens estiment cependant que seules cinq voitures avaient été réduites en épaves, contestant l'existence de quatre autres châssis qui n'auraient été que des assemblages de pièces détachées sans destination précise.

 

UNE OPÉRATION TRÈS LUCRATIVE

 

Au-delà de la réalité historique, de la vérité du cinq ou du neuf, tandis que les défenseurs de l'authenticité historique hurleront au sacrilège, les partisans de la continuation la justifieront en disant que les tirages des bronzes d'un artiste disparu se poursuivent après sa mort si la série n'a pas été exécutée en totalité. Ce qui est parfaitement exact.

Nous nous contenterons de dire que Jaguar se prépare à vendre en 2017 ses neuf "XKSS Continuation" entre 1,3 et 1,5 millions d'euros soit, selon ce que nous connaissons à la fabrication des châssis, moteurs et carrosseries à l'ancienne avec les plus hauts niveaux d'exigence, entre trois et quatre fois leur prix de revient. Mais il s'agit là de commerce et non pas d'histoire. Une histoire que Jaguar se permet de désormais de réécrire -pardon : de reconstruire- au prétexte qu'une production a été interrompue avant son terme. On peut donc légitimement penser qu'après la Type E Lightweight et la XKSS, la prochaine sur la liste est la XJ13, détruite lors d'un essai privé en 1971.

Alors, la Jaguar XJ13 "Continuation", combien d'exemplaires et à quel prix ?

 

 

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BUGATTI CHIRON :
LA VEYRON PLUS ULTRA

La nouvelle Bugatti nous met violemment la tête dans le plafond –du moins dans le pare-brise. Si les formes de la Chiron n’ont rien de renversant –sans doute en raison de la trop grande ressemblance avec la Veyron, sa fiche technique en revanche donne le vertige. Point de comparaison ? Rien de connu, ni hier, ni aujourd’hui. Tout au plus peut-on tenter un rapprochement avec celle qui a inspiré ses lignes, la Veyron justement. Passons donc rapidement sur ce sujet qui, justement, peut fâcher : nous attendions une rupture de style, elle n’a pas lieu. Panne d’inspiration ? Volonté de continuité ? Manque d’audace pour ne pas se couper d’une clientèle qui n’avait pas fini de consommer la Veyron (les concessionnaires ont continué à recevoir des demandes une fois 450e vendue) ? Sans doute un peu des trois.

C’est d’ailleurs, de ce qui ne se voit pas, que la Chiron tire sa singularité.

Oubliez la bégayante Ferrari (la La Ferrari), la McLaren autoproclamée en pole-position (la P1), les Koenigsegg, les Pagani, les Porsche, Bugatti a une nouvelle fois repoussé les limites de la technique et de la performance pure. Attention, la Chiron n’est pas une voiture de course. Son poids (plus de 2 tonnes en ordre de marche, conducteur à bord) la rend impropre à toute utilisation en compétition sans une colossale préparation (qui s’y oserait ?). Elle est une hyper-puissante hypercar (le terme de supercar étant insuffisant en ce qui la concerne…). La Veyron tutoyait le firmament ? La Chiron est un vaisseau qui croise au-delà…

Comparons les chiffres de la nouvelle et ceux de la version la plus évoluée de sa devancière (la Veyron 16.4 Grand Sport Vitesse) :

.Longueur : 4 544 mm (4 462 mm pour la Veyron)

.Largeur : 2 038 mm (1 998 mm)

.Hauteur : 1 212 mm (1 190 mm)

.Empattement : 2711 mm (2710 mm, en fait les deux sont sans doute identiques)

.Poids à vide : 1 995 kg (1 990 kg)

.Coque : PRFC résine-carbone (carbone)

.Moteur : W16 suralimenté (idem)

.Cylindrée : 7 993 cm3 (idem)

.Puissance : 1 500 ch à 6 700 tr/mn (1 200 à 6 400 tr/mn)

.Couple maxi : 2 000 Nm à 6 000 tr/mn (1 500 Nm à 5 000 tr/mn)

.Propulsion : quatre roues motrices permanentes (idem)

.Vitesse maximale : 420 km/h (410 km/h)

.Accélération 0-100 km/h : 2,5 s (2,6 s)

.Accélération 0-200 km/h : 6,5 s (7,1 s)

.Accélération 0-300 km/h : 13,6 s (16 s)

.Production : 500 exemplaires (450 exemplaires)

.Prix de vente : 2,4 millions d’euros (2,2 millions d’euros)

Moteur 16 cylindres en W à quadruple suralimentation entièrement revu, structure de châssis en PRFC (composite résine-carbone) La Chiron est donc la Bugatti de l’au-delà – au sens de « plus que plus ». Une démesure qui a déjà séduit plus de 150 clients qui en ont passé commande.

Au delà de ces chiffres, tous vertigineux, la Bugatti Chiron pose une nouvelle question à tous les ingénieurs –à commencer par ceux de Bugatti : et après ? La puissance, et la vitesse extrêmes ne suffiront bientôt plus à attirer la clientèle. Bugatti à trois ans –la durée de vie de ce nouveau modèle, pour apporter une réponse.

(images copyright archives AgrippA mediA /// archives Bugatti Media)

 

 

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PORSCHE 911 R :
MOINS C’EST -BEAUCOUP- PLUS !

Certaines initiales mettent instantanément l’amateur face à sa pure passion : GTO, GTZ, SLR, CSL… Chez Porsche, le R a l’odeur de l’huile chaude de l’aventure sportive. Le goût du champagne de la victoire aussi. En mémoire d’un temps –1969- où Gérard Larrousse remportait le Tour de France auto au volant d’une 911 R, voiture de course homologuée pour la route, en faisant la nique aux Corvette, aux Alfa, aux Alpine, aux Cooper. Porsche retrouve cet ADN au Salon de Genève cette année –ou du moins nous le livre avec moins de fards que d’habitude.

La Porsche 911 R c’est la « sportive rétrograde » : comme lorsqu’un horloger abandonne le quartz pour revenir au mouvement mécanique, enlève des fonctions sur une montre pour mieux nous faire apprécier son savoir-faire et nous redonner le goût des garde-temps. La 911 R façon 2016 a ainsi tout d’une GT3, mais sans chichi, sans opulence, sans manches bouffantes. Retour à une ambiance de performance brute.

 

L’AILERON DE LA GT3 A DISPARU, ENFIN !

 

Plus d’aileron arrière incongru mais une queue de canard rétractable, plus d’intérieur trop cossu, mais de fins baquets en carbone habillés d’un décor pied-de-poule comme avant, à l’époque de la « 911 d’autrefois ». Au revoir la boîte de vitesse automatique à sept rapports, bonjour la boîte mécanique à six rapports. Adieu moquettes ministérielles, capitonnages, verres doublés, bonjour tissus légers et polycarbonate. Ah qu’il est bon ce luxueux parfum de simplicité ! Juste ce qu’il faut de rusticité pour nous rappeler que Porsche a construit sa légende à coup de drapeaux à damier…

En se dépouillant subtilement pour nous rappeler que son caractère dominant est la course, la 911 R se redonne le goût de la performance et réveille les fourmis dans nos pieds : le six cylindres atmosphérique 3998 cm3 de la GT3 RS continue à mettre à votre disposition ses 500 ch, mais il n’a plus que 1370 kg à pousser (contre 1420 kg auparavant) avec ses roues arrière motrices.

 

LE ROBOT PLUS EFFICACE QUE L’HOMME…

 

Ces « dégradations évoluées » donnent à la Porsche 911 R une petite quinzaine de km/h en plus en vitesse de pointe (323 km/h contre 310 km/h sur la GT3 RS), mais l’abandon de la boîte de vitesse robotisée à double embrayage (la fameuse « PDK », pour « Porsche Dopplekupplung ») rabote de quelques dixièmes la capacité d’accélération (le robot passe les rapports de vitesse plus vite que nous…) : 3,8 s de 0 à 100 km/h (3,3 s pour la GT3 RS), 11,6 s de 0 à 200 km/h (10,9 s pour la GT3 RS).

Vous voulez une 911 R, évidemment… Il vous faut donc courir chez votre concessionnaire : les 991 voitures de la série limitée ont presque toutes été commandées par des clients qui ont dégainé plus vite que les autres pour signer un chèque d’environ 194 000 euros (contre 185 000 euros pour la GT3 RS). Moins c’est plus. Le prix de la nostalgie.

 

 

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H2 SPEED :
LA VOITURE 100% PROPRE DE PININFARINA

Un choc. Un choc visuel et intellectuel.

Pininfarina révèle ce matin au public du 86e Salon de l’Automobile de Genève le futur de notre automobile et, au-delà, le futur des transports : la voiture s’appelle H2 SPEED. H2 comme l’hydrogène, speed comme vitesse.

Les visiteurs qui accèdent par les escaliers mécaniques dans le Hall 1 de la grand messe de l’automobile en Suisse ne peuvent pas manquer l’objet posé sur le stand du grand couturier automobile italien : la supercar est blanche, élégante, sensuelle, svelte comme un fauve, souple comme le vent. Sa robe cache ce que bien des ingénieurs considèrent comme la seule solution de propulsion propre pour l’automobile : une pile à combustible à hydrogène.

Sous ces mots compliqués se cache un principe simple, connu depuis le XIXème siècle et qui a rendu d’inestimables services à la Nasa qui en équipait tous ses modules : lorsque l’on met en présence une molécule d’hydrogène (l’élément le plus répandu dans notre atmosphère terrestre) avec de l’air, l’hydrogène se jette sur les molécules d’oxygène pour s’accoupler avec elles. Le résultat de cette collision amoureuse : une production instantanée d’électricité, un dégagement de chaleur et une nouvelle molécule : H2O, l’eau !

La H2 SPEED est donc équipée de ce générateur, qui envoie le courant fabriqué vers deux moteurs électriques à la moindre sollicitation de son conducteur sur la pédale d’accélérateur. L’hydrogène provient de réservoirs haute pression dans lesquels il est stocké sous forme liquide. L’air est, lui, avalé par des ouïes ouvertes sur la carrosserie. Le seul « déchet » généré par le fonctionnement de la pile, la vapeur d’eau, est rejeté à l’arrière de la voiture. Un panache blanc auquel bien des ingénieurs automobiles commencent à se rallier. Notamment les constructeurs japonais, et plus particulièrement Toyota qui commercialise déjà la Mirai (prononcer « miraille »).

Pininfarina est allé chercher cette technologie non pas au Japon mais chez Green GT. Une société franco-suisse spécialisée dans le développement de solutions électriques de haute puissance pour les transports. Créée en 2008 par des ingénieurs français et helvètes autour de Jean-François Weber, Green GT a posé son laboratoire de recherche et développement à Lausanne, et son unité de développement dans la zone d’activité du circuit du Castellet à Signes dans le Var. Plusieurs véhicules développés à la demande de clients (industriels des transports, administrations, régies de transports urbains,…) roulent déjà, bientôt sans doute des flottes captives.

Mais pour pousser plus loin l’expression de leur savoir-faire, la soixantaine de grosses têtes de Green GT a aussi conçu des véhicules à hautes performances qui fleurent bon le sport.

Voici quelques mois ils avaient développé la H2, une monoplace pilotée par Olivier Panis sur le circuit Paul Ricard et au Mans. L’objet roulant –et surtout sa technologie- avaient alors tapé dans l’œil de Pininfarina. Le plus célèbre des stylistes automobiles a donc demandé à Green de développer un partenariat dont le résultat est la H2 SPEED. Des chiffres ? Avant que la voiture ne commence sur la piste son travail de mise au point et de développement, les simulations sur ordinateur montrent qu’elle dépassera les 300 km/h avec une autonomie d’une quarantaine de minutes. Particulièrement séduisant pour disputer les 24 Heures du Mans…

PEUGEOT 203 DARL’MAT :
UNE LIONNE D’EXCEPTION !

Les Darl’mat sont parmi les voitures les plus rares du monde, en particulier les 203. Sur les cent vingt « Spécial » construites par le concessionnaire parisien de 1949 à 1954, l’Amicale Darl’mat n’a recensé à ce jour qu'une douzaine de survivantes -y compris le magnifique exemplaire que possède la concession Peugeot-Darl’mat de Paris et que Philippe Boulay, pilier de cette Amicale de collectionneurs très exclusive, a mis à notre disposition pour cet essai. C’est une version 1467 cm3 de 1953 dont le bloc retravaillé délivre 60 chevaux et transforme la paisible familiale en berline sportive. Bientôt soixante ans après sa fabrication, la conduite de cette voiture est toujours aussi agréable et étonnante. À son volant, des sensations de sérénité, de solidité, mais aussi une réelle vivacité de comportement. Saine, agréable, facile à utiliser, et une révélation côté performances ! Le changement de vitesses au volant, pour qui n’y est pas habitué, est déconcertant. Mais il se révèle facile à apprivoiser, doux et précis. Première vers vous et en bas, deuxième en faisant glisser vers le haut, troisième vers le bas, quatrième en poussant vers le haut. Ce dernier rapport est, en fait, une surmultipliée. Le freinage est progressif, la sensation sur la pédale très actuelle : courte et franche, sans cran ni dureté. Sa qualité, associée à la souplesse du moteur et à la précision de la direction, permettent de s’insérer naturellement dans le trafic parisien et de suivre paisiblement la cadence sur un filet de gaz –comme si nous étions au volant d’une paisible 203. Mais une pression sur l’accélérateur révèle sa « Darl’matitude » ! Elle bondit, s’arrache, gronde et l’aiguille du compteur de vitesse grimpe à une allure inhabituelle pour une 203 !

 

UN MOTEUR TRANSFORMÉ

 

Le manque d’entrain dont elle fait preuve entre le troisième et le quatrième rapport est caractéristique des 203, dont la fonction essentielle était de promener la famille au fil de nos nationales. Mais le couple du moteur réalésé de 1290 à 1467 cm3 a gommé ce laisser-aller et autorise des performances qui n’ont rien à voir avec celle d’une 203 ! La troisième devient en fait un rapport beaucoup plus utilisable qui autorise d’efficaces reprises. Bref, on s’amuse au volant, et l’on se prend à aller chatouiller les tracés sinueux où les suspensions bien fermes (retravaillées elles aussi) ajoutent au plaisir de conduite autant qu’à l’efficacité de l’ensemble. Avec des passagers à bord, le surpoids entrave évidemment un peu la vivacité de l’auto, mais elle reste très réactive, agile. Au final, la 203 Darl’mat Spécial mérite-t-elle le titre de berline sportive ? Elle en possède les atouts, ce qui est normal compte tenu de la somme qu’il fallait débourser pour s’en offrir une –qui n’était pas excessive considérant l’énorme travail de carrosserie. Émile Darl’mat ne cherchait cependant pas à vendre beaucoup de Spécial. Bien plus préférait-il que ses exemplaires produits en petit nombre rejoignent les garages d’une clientèle triée d’amateurs fortunés comme l’illustrateur Géo Ham ou la famille des cognacs Martell (qui en acquit semble-t-il successivement trois !).

 

PLUS RARE QUE LES FERRARI

 

En concessionnaire avisé, Monsieur Émile proposait cependant une version d’entrée de gamme qui ne comportait qu’une préparation moteur poussant le 1290 cm3 à 54 ch sous forme d’un kit que l’on pouvait monter soi-même. Cette Darl’mat minimaliste était sans doute la 203 que Peugeot aurait pu produire pour combler un manque dans sa gamme, face à des concurrents étrangers qui osaient s’aventurer sur un terrain plus sportif. Mais à Sochaux, on peinait déjà à produire la berline polyvalente que pleurait la France en reconstruction. C’est donc avec plaisir que l’usine soutenait l’initiative de Darl’mat, concessionnaire parisien prospère, sorcier inspiré, en qui elle avait suffisamment confiance pour accorder aux modèles badgés de sa griffe la même garantie constructeur qu’au reste de la gamme. En collection, les Darl’mat sont rares. Victimes de leur silhouette trop anodine pour les regards non avertis, elles ont été victimes du dédain dont souffrent tous les objets du quotidien. Négligées puis livrées aux récupérateurs, beaucoup ont sans doute connu un destin funeste. De temps en temps, un amateur à l’œil érudit, bien aidé par la chance, en découvre une endormie au fond d’un garage -moins souvent que l’on ne retrouve de Ferrari. Les Darl’mat sont, pour longtemps encore, des perles très rares…

POUR SAVOIR PLUS…
.L'histoire de la Peugeot 203 Darl'mat Special

.La fiche technique et les performances de la Peugeot 203 Darl’mat Spécial
.Le portrait d’Emile Darl’mat et l’histoire des Peugeot Darl’mat

 

Et si l’histoire d’Émile Darl’mat ou de ses modèles vous intéresse, contactez l’association des amis de la marque par email sur :
amis.darlmat@wanadoo.fr

 

 

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CITROËN SM 1972
LE PLAISIR DU VOYAGE

Lorsque l’on prend contact pour la première fois avec une Citroën SM, le choc est d’abord visuel. Dans le paysage automobile 1970, elle est un objet roulant non identifié. Sur les routes françaises, les seuls coupés de Grand Tourisme à quatre places sont étrangers –et d’allure beaucoup plus conventionnelle : on y croise principalement deux Allemands : le BMW 2800 CS (2,8 litres, 170 ch) et le Mercedes 280 SE (2,8 litres, 160 ch), et deux Italiens : le Fiat 130 (3,2 litres, 165 ch) et le Fiat Dino Bertone (V6 Ferrari 2,4 litres, 180 ch). L’Angleterre fait de la figuration avec le Triumph Stag (V8 3 litres, 145 ch). Quant au Peugeot 504 à moteur V6 PRV, il n’arrivera que beaucoup plus tard sur le marché, en octobre 1974.
Lorsque les premiers conducteurs voient surgir la nouvelle Citroën dans leurs rétroviseurs, la surprise est de taille ! Pas seulement en raison des généreuses dimensions de l’auto (2950 mm d’empattement et 4893 mm de long contre seulement 4800 mm pour la DS qui avait pourtant deux portes de plus !), mais aussi du fait de ses lignes avant-gardistes. Pouvait-il en être autrement puisque c’était une Citroën ?!
Mais il est temps de s’installer dans le siège du conducteur (la place la plus agréable dans une auto, vous en conviendrez !).
Le volant, étonnamment avant-gardiste de par son diamètre réduit et l’épaisseur de sa jante, est réglable en hauteur comme en profondeur, ce qui permet d’ajuster au mieux la position de conduite. Le style « design » des sièges (gainés de cuir Connolly en option) est engageant, mais certains pourront trouver qu’à l’usage les dossiers manquent de galbe.
Dans l’ensemble, l’ergonomie est satisfaisante pour le conducteur, qui peut même se lancer dans le talon-pointe… mais pas avant de s’être accoutumé au bouton-poussoir façon DS qui tient lieu de pédale de frein ! Un vrai traquenard ! Pour commencer, il faut le trouver. Puis apprendre patiemment à le caresser avant d’augmenter progressivement la pression jusqu’à obtenir le ralentissement attendu. Petit à petit, on prend de l’assurance… Mais au premier freinage d’urgence, l’instinct reprend les commandes, on l’écrase… et on expédie derechef le passager dans le pare-brise s’il n’a pas bouclé sa ceinture !
Rassurez-vous, on finit par s’y faire –et apprécier.

 

UNE DIRECTION À CARESSER DU BOUT DES DOIGTS

 

En même temps, il faut aussi s’habituer à une direction dont le comportement, tant qu’on ne l’a pas assimilé, provoque des réactions pour le moins déconcertantes. Un conducteur de SM doit en effet apprendre à manier le volant avec autant de précision (certains diront « précaution ») que lorsqu’il actionne le frein.
D’abord parce que le rapport de démultiplication est ultra direct : à peine deux tours entre butées. Cela, nul ne s’en plaindra, d’autant que l’assistance, dégressive en fonction de l’augmentation de la vitesse, joue très bien son rôle. Mais ce qui surprend vraiment, c’est la puissance du rappel du volant, parfois plus fort que l’effort à appliquer en braquant ! Dans ces conditions, pas question de le laisser revenir en arrière en le laissant glisser entre les doigts, comme on peut le faire avec un rappel normal : dans son élan, il envoie alors l’avant de la SM dans la direction opposée, comme dans le cas d’une trop forte correction à la suite d’un travers. En outre, le phénomène s’accompagne d’une prise de roulis courte mais accusée, à cause du freinage insuffisant du mouvement de caisse qu’il provoque, voire d’une réplique en sens inverse lorsqu’on cherche à rétablir le cap trop brusquement. Il faut impérativement adopter une conduite souple et coulée pour éviter de progresser par dandinements successifs dans les virages plutôt que sur une trajectoire bien tendue. Cela exige de la finesse et de l’anticipation sur un parcours en montagne pour maîtriser les changements de cap, arrondir les virages serrés et les épingles à cheveux. Sur ce type de terrain, la SM est aussi handicapée par son encombrement et elle se montre un peu pataude. Mais elle n’a pas été conçue pour monter et descendre les cols.
Non, son domaine, ce sont les tracés rapides. Sur autoroute, c’est le bonheur. Sa tenu de cap se révèle souveraine, qu’il pleuve ou qu’il vente, de nuit comme de jour, grâce à ses phares qui, suivent les mouvements non seulement de la direction dans les virages, mais aussi ceux de la suspension pour tenir compte des corrections d’assiette.

 

LA REINE DES AUTOROUTES

 

Pourvu d’une distribution à quatre arbres à cames en tête commandée par chaîne et gavée par trois double-corps Weber (ils seront remplacés à partir du millésime 1973 par le système d’injection électronique Bosch de la DS 21 qui procurera 8 chevaux en plus), le moteur Maserati, comme tous les V6 à 90°, n’est pas aussi bien équilibré qu’un classique V6 à 60°. Les musiciens l’entendront. Par ailleurs, il est accouplé à une transmission dotée d’une démultiplication plus longue que celle de la DS 21, ce qui ne l’aide pas à engendrer des accélérations foudroyantes ou des reprises particulièrement nerveuses. En revanche, avec le concours d’une boîte cinq vitesses maniable et correctement étagée, il permet à la SM d’atteindre 220 km/h et de surclasser toutes ses concurrentes dans un secteur qui avait son importance à une époque où les limitations de vitesses n’étaient pas encore en vigueur sur le continent européen.
Cette capacité à croiser à des allures très élevées, alliée au suprême confort procuré par la suspension hydropneumatique – elle se joue avec désinvolture des gendarmes couchés les plus agressifs ! – et à l’exceptionnelle sûreté de la tenue de route, a contribué à faire de la SM le grand coupé des voyages au long cours par excellence. Sans être chauvin, il faut admettre qu’il n’existait à l’époque aucun coupé quatre places capable de croiser à de telles vitesses dans de semblables conditions de confort. Quarante ans après sa sortie, elles sont encore impressionnantes.
Pourtant reconnues, ces qualités n’ont convaincu qu’un peu moins de treize mille clients en quatre grosses années de commercialisation. L’originalité de sa conception et de son design a sans doute freiné sa diffusion. L’anticonformisme – qui fut son mérite – marqua aussi sa limite. Mais ce ne fut pas l’unique raison de son relatif insuccès.

 

LA CRISE DU PÉTROLE M’A TUÉ

 

En effet, la carrière de la SM commença à être sapée dès 1971 par l’instauration des premières mesures de limitation de vitesse. Et elle subit le coup de grâce quand celles-ci furent aggravées et généralisées lorsqu’éclata en octobre 1973 la guerre du Kippour. En effet, la crise se transforma en pénurie de carburant dont la SM fut la principale victime collatérale.
Confrontée à l’effondrement de ses ventes, le constructeur réagit en externalisant son montage chez Ligier. Mais peu après, fort mal-en-point, Citroën fut absorbé par Peugeot qui élimina tous les secteurs qui perdaient de l’argent ou n’étaient pas assez rentables. La SM fut emportée par cette vague d’économie. Ainsi fut scellé le destin du fleuron de la production automobile française des années 1970.

 

GROS PLAN :

LA DIRECTION DIRAVI
Si la suspension hydropneumatique à correcteur d’assiette de la SM est dans son principe directement assimilable à celle de la DS, la direction à rappel asservi (DIRAVI) qui l’équipe, constitue en revanche à l’époque une innovation à part entière. Ce système à crémaillère présente trois particularités : un rapport de démultiplication très direct (19,4 :1), des pivots situés dans l’axe des roues pour empêcher les braquages induits aux passages d’obstacles et surtout un dispositif d’asservissement inédit. Dégressif en fonction de la vitesse, il agit au moyen d’un régulateur centrifuge à masselottes accouplé en bout de boîte de vitesses. L’effort à appliquer sur le volant est déterminé par l’action d’un levier sur un tiroir hydraulique. À l’arrêt, l’assistance est totale : lâché, le volant se recentre tout seul, automatiquement, et n’oppose presque aucune résistance en manœuvre. En marche, il se raffermit à mesure que la vitesse augmente, tant en braquage qu’en rappel. Le tout est de s’y habituer et de conduire avec des gants de velours. Les accès de brutalité se paient comptant…

 

POUR EN SAVOIR PLUS...
.L’histoire de la Citroën SM
.La fiche technique et les performances de la Citroën SM

 

 

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LA SEMAINE DE NOËL
AVEC AON CLASSIC CAR
(21 – 25 décembre)

LUNDI

Histoire d’Homme

L’Ingegnere Ermanno Cozza, bienveillant patriarche du Trident. Entré chez Maserati en 1951 et toujours actif ! Une légende au service de la légende.(copyright archives AgrippA-mediA /// Photo Charles Guénant)

ERMANNO COZZA :
RENCONTRE AVEC UN PRINCE DE MASERATI

Ce week-end, nous étions au paradis : les manches retroussées, plongés de longues heures dans les entrailles d'une Maserati 250F. Nous vous ferons bientôt découvrir pourquoi... Et nous n'étions pas seuls : à nos côtés, pour nous accompagner dans cette aventure mécanique, Ermanno Cozza.
Qui est Ermanno Cozza ?

Certains hommes portent sur leur visage, dans leurs yeux, sur leurs mains, bien plus que le roman d’une vie : d'autres histoires, d’autres époques, d'autres destins. Ermanno Cozza vit pour et avec Maserati depuis plus de soixante ans.

 

MARDI

Histoire et Droit

La plus célèbre querelle entre deux propriétaires opposa pendant cinq ans l’Italien Fabrizio Violati et l’Autrichien Egon Hofer au sujet de la Ferrari 330P châssis #0818 dont ils possédaient chacun un exemplaire. La justice italienne affirma en 2011 que la seule vraie 0818 était celle de Fabrizio Violati. Il s’agit en fait du cas caractéristique d’une voiture accidentée dont les morceaux servirent à la reconstruction de deux voitures. Les deux collectionneurs auraient dû être renvoyés dos à dos. Mais l’expert consulté par les tribunaux dans cette procédure était loin d’être indépendant.(copyright archives AgrippA mediA /// archives Talacrest)

VOITURES DE COLLECTION :
FAUSSES ET USAGES DE FAUSSES

La question de l’authenticité d’une voiture de collection ne pose de vrai problème qu’en cas de transaction si le clone est présenté comme un original. De nombreux zéros séparent en effet le vrai du faux. Quand l'affaire est trop belle, même si, comme en ce moment la période s'y prête, ne croyez pas au Père Noël...

1ère partie : la tentation des fausses voitures

2ème partie : fausses et usages de fausses

3ème partie : l’échelle de Jenkinson

 

MERCREDI

Histoire de Modèle

La BMW 507 est présentée par les publicitaires allemands comme une voiture aux lignes sensuelles dessinée par des ingénieurs. La parfaite synthèse entre la grâce et la rigueur technologie ! What else ?(copyright archives AgrippA mediA /// archives BMW)

BMW 507 : L’ALLEMANDE AU CHARME LATIN

Née pour conquérir les États-Unis, la BMW 507 ne connut jamais le succès outre-Atlantique. Trop chère, éclipsée par la Mercedes 300 SL et ses triomphes en compétition, ce fut un fiasco. Elle est pourtant aujourd’hui un joyau beaucoup plus recherché que son ancienne rivale. Pour ses lignes racées et sensuelles autant que pour son comportement routier. Sa cote en ventes aux enchères affiche six jolis zéros, et elle grimpe inexorablement.

 

JEUDI

Insolite

Les célèbres Alpine A110 de la gendarmerie française(copyright archives AgrippA-mediA)

GENDARMES DE COURSES !

Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les brigades d’autoroutes européennes ont pris l’habitude de se doter de quelques belles automobiles. Par nécessité autant que par plaisir ! Mais cette nuit, évitons de voir les gyrophares de ces gendarmes de courses s'allumer dans nos rétroviseurs...

 

et

 

AON CLASSIC CAR VOUS SOUHAITE UN JOYEUX NOËL !

Ce soir, dansez, riez, chantez, partagez, offrez, embrassez...
MAIS SOYEZ PRUDENTS SUR LA ROUTE !
On vous veut dès demain devant vos écrans pour nous lire !

 

VENDREDI

Insolite

Le Breadvan de Noël. The Christmas Breadvan.photo copyright on-ne-sait-pas-qui (probablement Max Werner lui-même -merci Max !)picture copyright we-don’t-know-who (probably Max Werner himself –thank you Max !)

FERRARI BREADVAN EXPRESS :
NOËL POUR LES RETARDATAIRES !

Si vous avez manqué la date, il reste une solution…

 

 

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BMW 507,
L’ALLEMANDE AU CHARME LATIN

L'Histoire met parfois du temps à réparer ses injustices... Née en 1954 par la volonté de Max Hoffman, un Allemand émigré aux États-Unis et devenu outre-Atlantique LE négociant spécialiste en voitures de sport, la BMW 507 ne connut pas à l'époque le succès qu’elle méritait. Plus chère et moins prestigieuse que sa grande rivale la Mercedes 300 SL propulsée à la Une de tous les journaux en raison de ses succès en compétition, la BMW 507 entra en production en 1954 et disparu du catalogue en 1959. Dans l’intervalle, 252 exemplaires seulement avaient été construits –et bien vite oubliés au fond des garages.
Pied de nez à la logique marketing et industrielle d’antan, les collectionneurs rétablissent aujourd’hui ce que le marché d’hier avait défait : la BMW 507 est devenue l’un des modèles allemands les plus recherchés et sa cote ne cesse de grimper. La raison tient à ses deux qualités principales : qualité et rareté. Et au volant ? Rien que du plaisir !
Pourvu de son hard-top (42 exemplaires seulement en ont été équipés), capotée ou pleinement offerte au soleil, la BMW 507 séduit d’où qu’on l’admire. L’harmonie des proportions, le museau de squale, le capot plongeant, le profil élancé, les épaules subtilement marquées, forment un ensemble gracieux, qui laisse malgré tout deviner un caractère agile bien trempé. Paradoxalement, vu ses origines purement germaniques, la 507 dégage un charme typiquement… latin !

 

SI LÉGÈRE ET POURTANT SI LOURDE...

 

Bien campée sur des roues de 16 pouces affleurant ses flancs, cette merveille decarrosserie, dont les ouvrants sont en aluminium, procure une impression de légèreté davantage imputable au talent du designer qu’à la structure de la voiture. Contrairement aux apparences en effet, et malgré son format plus réduit, la 507 pèse aussi lourd que la 300 SL. Elle est en effet bâtie sur la plateforme en tôles caissonnées raccourcie de la berline 502, bien plus pesante que le treillis directement hérité des prototypes de course dont la Mercedes est dotée.
En revanche, la BMW compense en partie ce handicap grâce au montage d’un moteur tout en aluminium, à la différence de la Mercedes lourdement lestée par son l’archaïque bloc en fonte de son six cylindres en ligne. D’avant-guerre, celui-ci est à longue course, tandis que le BMW, aux dimensions super-carrées, est en principe plus apte aux hauts régimes. Autre avantage : il s’agit d’un V8 bien plus court et donc plus facile à loger pour optimiser l’équilibre du châssis.
Cependant, quoi que de conception plus moderne que celui de la 300 SL, le moteur de la BMW n’a pas été développé en vue d’en tirer un rendement élevé. Doté d’une peu ambitieuse distribution par culbuteurs, et malgré le montage de deux carburateurs double-corps, ce 3,2 litres ne fournit en effet que 150 ch à 5000 tr/mn., soir une modeste puissance spécifique de 45 ch/l seulement, plus voisine de celle des V8 américains ou des six cylindres anglais de l’époque que des 83 ch/l du 3 litres Mercedes à injection directe !
Dès lors, la BMW 507 ne pouvait espérer faire carrière en compétition. C’est dommage, car bien que tout à fait conventionnel, son châssis a été réalisé avec grand soin. En témoigne son essieu arrière rigide, mais guidé par un ensemble barres de poussée-barre Panhard bien étudié, et sa suspension par barres de torsion. De plus, BMW fit appel au concours du futur champion du monde de F1 John Surtees (alors déjà un grand pilote moto et auto) pour mettre au point un système de freins à disques assistés à l’avant (sur option) à la place des tambours Alfin d’origine.

 

LUXE, VOLUPTE ET EFFICACITE !

 

Si le démontage du hard-top est une opération compliquée, la manœuvre de la capote est, elle, très aisée. À bord, où l’on se glisse aisément grâce aux seuils de portes peu protubérants (tout l’inverse de la Mercedes 300 SL), l’ambiance est cossue. On s’immerge dans un océan de cuir qui tapisse non seulement les fauteuils, mais tout l’habitacle. Les contre-portes, superbement finies, sont pourvues de compartiments fermant à clef.
Le tableau de bord, en tôle peinte de la couleur de la carrosserie comme de coutume à l’époque, se réduit pour l’essentiel à deux grands cadrans multifonctions encadrant une pendulette. En dehors du compte-tours et du tachymètre, les autres instruments sont peu lisibles. La visibilité s’avère en revanche excellente, en particulier vers l’avant où le sommet des ailes, plus hautes que le capot, offre des repères de conduite précis.
Modéré, l’espace disponible en longueur ne permet pas d’allonger les jambes et contraint à écarter les genoux. En conduite sportive, la pratique du « talon-pointe » ne s’en trouve pas facilité. Pour cette raison, bien des collectionneurs de ce modèle ont d’ailleurs changé le grand volant d’origine par un plus petit.
Détail insolite : c’est sous le tableau de bord contre la colonne de direction, que sont implantés -dissimulés !- la clef de contact et un minuscule bouton-poussoir pour actionner le démarreur.

 

LE CARACTÈRE AU BOUT DU PONT...

 

Moteur ! Ne vous attendez pas à déclencher un grondement de V8 musclé : celui-ci s’exprime dans une tonalité modérée qui laisse présager un tempérament maîtrisé plutôt qu’explosif. On le sent costaud, mais feutré et bien élevé ! Cependant, il monte en régime sans rechigner sur les trois premiers rapports de la boîte à quatre vitesses, commandée par un long levier au plancher dont le maniement requiert quelque habitude ou de la concentration.
Les accélérations sont franches mais dépourvues de brutalité. Les exemplaires équipés de rapports de pont courts ont cependant un caractère tonique, voire résolument vif. Dans cette configuration sportive, la BMW 507 devient alors très excitante à maîtriser, mais sans saute d’humeur excessive.
Comme son V8 se montre très souple, la 507 s’avère fort agréable à manier sur les routes sinueuses, dans les grandes enfilades qui sont son domaine de prédilection. Bien calé dans les sièges, vous pouvez anticiper son placement et vous laisser prendre par le rythme. Passant d’un appui à l’autre sans mollesse ni retard, elle révèle toutes les qualités de son châssis. La direction précise est ferme, mais dénuée de lourdeur et de réactions parasites, la suspension contrôle efficacement l’assiette, et l’amortissement concourt à engendrer un confort de conduite que le comportement sous-vireur sans excès permet de savourer en toute sérénité.
À allure soutenue, le phénomène ne s’amplifie pas exagérément même si, dans les courbes plus serrées, l’on sent bien son intention de tarder à entrer dans le virage. Une mise en appui plus anticipée permet de compenser cette fainéantise.
Une fois accoutumé à ce caractère, la 507 surprend par son aptitude aux changements de cap, ainsi que par la qualité de son freinage qui, si l’on maîtrise bien l’exercice, peut contribuer à une meilleure entrée en virage.
Agile et saine, au volant, elle ne fait vraiment pas son âge. Mais surtout, quelle séductrice. Le désamour dont elle a souffert n’a que trop duré ! Si vous le pouvez (chanceux…), précipitez-vous !

POUR EN SAVOIR PLUS...
.L'histoire de la BMW 507

 

 

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FERRARI F12tdf :
ATMOSPHÉRIQUE EN EXPANSION

En 1956, Ferrari remporte la première d’une longue série d’importantes victoires dans le Tour de France Auto. Prenez votre respiration avant de lire le nom du premier des coupables : Alfonso Antonio Vicente Eduardo Ángel Blas Francisco de Borja Cabeza de Vaca y Leighton, XI marqués de Portago, XIII conde de la Mejorada y Grande de Espana. Ce que l’on a réduit sur la feuille d’engagement de sa Berlinette Ferrari 250 GT à Alfonso de Portago. Ses amis, eux, l’appellent tout simplement « Fon ».

Fon, en duo avec son ami l’Américain Edmont Nelson, remporte donc cette 5ème édition de l’épreuve la plus compliquée du calendrier international : 5400 km de course et de liaisons, en trois étapes, sur route et sur circuit. Une performance accomplie devant la Mercedes de Stirling Moss et Georges Houel (qui sera vendue aux enchères à New York par RM-Sotheby’s le 10 décembre prochain).

Cette victoire de la nouvelle Ferrari 250 GT Berlinetta Competizione Passo Lungo, comprenez « Berlinette Compétition à Châssis Long » (empattement de 2600 mm) est si belle que Ferrari lui donne immédiatement un surnom : « Tour de France ». Une star est née, une histoire va débuter…

Car l’année suivante, en 1957, lors du 6ème Tour Auto, Ferrari réalise cette fois un triplé avec ses Ferrari 250 GT « Tour de France » : 1er Olivier Gendebien-Lucien Bianchi, 2ème Maurice Trintignant-François Picard, 3ème Jean Lucas-Jean-François Malle.

En 1958, c’est carrément un quintuplé des 250 « Tour de France » : 1er Olivier Gendebien-Lucien Bianchi, 2ème Maurice Trintignant-François Picard, 3ème Hermano da Silva Ramos-Jean Estager, 4ème Jacques Péron-Harry Schell, 5ème Jean-Pierre Schild-Roger de La Geneste.

En 1959, nouveau triplé : 1er à nouveau la paire Olivier Gendebien-Lucien Bianchi, 2ème Willy Mairesse-Georges Berger, 3ème Jean-Pierre Schild-Roger de La Geneste.

De 1960 à 1964, Ferrari va continuer à s’imposer, raflant parfois les cinq premières places comme en 1962. Mais l’ère des 250 GT « Tour de France » a pris fin après les succès de 1959. En 1960 est apparue une nouvelle Berlinette : la 250 GT « châssis court » (empattement de 2400 mm), plus agile, plus puissante. Et enfin, en 1962, l’ultime évolution de la Ferrari 250 GT : la 250 GTO.

Cette longue et très impressionnante série de succès a fortement contribué à écrire la légende de Ferrari. Et l’épopée des 250 « Tour de France » qui l’a initiée reste historique.

On attendait donc depuis longtemps qu’un modèle de Ferrari moderne reprenne le surnom de « Tour de France ». C’est fait !

Maranello vient de présenter une ultime version de sa F12 Berlinetta, apparue en 2012, et baptisée « F12tdf » ; tdf évidemment pour « Tour de France ». Ferrari la décrit comme « une série spéciale en édition limitée » : 799 exemplaires « seulement » en seront fabriqués. Nous ironisons sur le concept de la « série limitée à 799 exemplaire » puisque, les 250 Tour de France avaient, elles, été produites à 77 exemplaires en quatre séries de mai 1956 à mai 1959 !

Au contraire de son aînée, la nouvelle Tour de France ne verra jamais la compétition. C’est une Grand Tourisme « plus ultra » conçue exclusivement pour la route. Elle veut mériter son nom en raison de son caractère extrême. C’est une version ultime du modèle, également retouchée esthétiquement.

Une cure d’amaigrissement (emploi de matériaux composites à profusion) a permis de gagner 110 kg : 1415 kg à vide pour la F12tdf contre 1525 kg pour la F12 Berlinetta. Le V12 atmosphérique de 6262 cm3, lui, a gagné 40 ch (780 ch contre 740 ch auparavant), le couple à quant à lui progressé de 15 Nm de même que le régime optimal d’utilisation (705 Nm à 6750 tr/mn contre 690 Nm à 6000 tr/mn). La vitesse de pointe est sensiblement inchangée (plus de 340 km/h), c’est la performance en courbe qui progresse (les chiffres n’ont pas été communiqués). Cela malgré des dimensions plus importantes (longueur : 4656 mm contre 4618 mm ; largeur : 1961 mm contre 1942 mm ; hauteur inchangée à 1273 mm) grâce à une aérodynamique améliorée et à l’emploi de pneumatiques plus larges à l’avant (de 255 à 275 mm).

Le prix de cette excellence n’est pas encore connu avec précision. La Ferrari F12tdf sera en tout cas facturée plus chère que la F12 Berlinetta, proposée à partir de 274 000 euros.

 

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FERRARI 250 GT BOANO
LA PREMIÈRE FERRARI DE SÉRIE

La voiture de notre essai, châssis n°0639GT, a quitté les ateliers Ferrari de Maranello en décembre 1956 pour être habillée par la Carrozzeria Boano, qui a donc donné son surnom à ce célèbre modèle. Sa fiche de montage indique que l’opération a été terminée en février 1957. Son beau rouge actuel n’est pas sa couleur d’origine. Son premier propriétaire, le célèbre éditeur milanais Giorgio Mondadori, l’avait choisie gris argent et c’est dans cette livrée qu’il en prend possession au printemps. Ses différents propriétaires successifs ont modifié sa livrée –ce qui n’enlève rien à son caractère.
0639GT est une belle Ferrari. Elle possède tous les caractères qui font apprécier la marque. D’abord une présence. Qu’importe ce que l’on pense du coup de crayon de Battista « Pinin » Farina pour ce modèle, il capte le regard. Sa ligne droite, mordante, mange l’espace dans lequel il évolue. Ouverture de la porte, installation. L’habitacle est vaste, le cuir abondant, les sièges sont profonds, maintiennent bien. L’espace arrière est aménagé pour recevoir quelques bagages légers. Tour de clef, contact, les pompes à essence entrent en action pour remplir les carburateurs, démarrage. Le V12 fait entendre son divin ronronnement. La longue ligne d’échappement produit une musique droite et rauque. Les manomètres d’eau et d’huile mettent du temps à indiquer que le moteur est enfin en température et en pression. Il fait froid, il pleut à torrent. Pas vraiment la météo idéale pour une balade.
Je n’ai jamais conduit de Boano. Je connais mieux ses sœurs d'ateliers, les 250 « Tour de France », et les générations précédentes, 250 MM, Inter, Europa et Export, ou suivantes, les berlinettes châssis court, les "Passo Corto". Pourtant, pas de dépaysement. C’est le même univers Ferrari, clair, ordonné, avec ses gros cadrans rond Veglia.
Après un ajustement de la longueur de la colonne de direction, nous voilà partis pour une promenade dans la campagne, peu fréquentée ce jour-là.

 

FAIRE CONFIANCE A LA VOITURE !

 

La configuration inversée de la boîte de vitesse (première en haut à droite) surprend, mais l'on s’y habitue vite. De toute façon, le V12 Colombo a suffisamment de couple pour vous éviter de jouer constamment avec le levier –même si celui-ci tombe parfaitement dans la paume de la main.
La zone rouge commence à 7.000 tr/mn, bien matérialisée sur le compte-tours. Mais aujourd’hui, notre voiture sort de restauration et devra subir un patient rodage avant de pouvoir s’aventurer à ces régimes où le moteur donnera toute sa plénitude. Donc, 4.500 tr/mn maxi.
La direction transmet bien les informations. La tenue de route peut parfois paraître imprécise, mais c’est seulement une sensation propre aux suspensions de cette époque. Avec l’expérience, vous apprenez peu à peu à faire confiance à la voiture. Si vous conduisez proprement, freinez en ligne, réaccélérez une fois les roues à nouveau en ligne, le châssis et ce fantastique moteur font le reste. L’auto se tasse sur ses suspensions et, sur des rails, s’extrait des courbes comme un TGV. Bien dans le rythme, sur une route sinueuse (et adhérente…), l’exercice est rapidement enivrant. Aujourd’hui, sous la pluie, la cadence est modérée. Quand elle glisse sur cet asphalte inondé, c’est en douceur et une simple correction du volant suffit à la ramener en ligne, sans qu’il est besoin de jouer de l’accélérateur. En descente de rapport, le talon-pointe n’est pas indispensable, mais je sens qu’elle aime bien. Enfin, du moins, mes oreilles aiment…
À la fin de l’essai, j’ai oublié la pluie. Et je pourrai poursuivre la promenade quelques heures de plus. Je trouve cette Boano pleine de charme et de qualité. Logique que sa cote commence à grimper. Son niveau actuel (450 à 550.000 €) est justifié tout d’abord par sa faible diffusion. Rapportée à la micro-production des Ferrari de l’époque, elle est certes la voiture la plus fabriquée. Mais comparativement à ses concurrentes, sa production est confidentielle : presque six fois moins que l’Aston Martin DB2/4, presque seize fois moins que la Maserati 3500 GT ! Fait surprenant, elle est également moins commune que certaines autres 250 GT, comme par exemple la berlinette châssis court, à la cote stratosphérique…

 

UNE COTE QUI S'ENVOLE, COMME TOUTES LES 250 GT DÉSORMAIS

 

Par ailleurs, longtemps délaissés (méprisée) par les collectionneurs, vingt à vingt-cinq pour cent des Boano a aujourd’hui disparu. Une dizaine d’autres voitures a été utilisée pour copier d’autres modèles (California, Testa Rossa, Tour de France, 410,). Le nombre des « Ellena » (carrosserie qui l’a remplacée sur le même châssis) perdues ou malmenées est moins importante (une quinzaine au total).
Enfin, son attrait –le moins connu de tous- est qu’elle nécessite peu de transformation pour devenir une agréable voiture de compétition –ce qu’elle fut parfois à l’époque. Le voisinage des Boano/Ellena sur la chaîne de montage de Maranello avec les Tour de France a été contagieux. Si, avec cette 250 Granturismo, Enzo Ferrari voulait « aller de la course à la route », certains clients de l’époque sont, eux, allés de la route à la course ! Il n’y avait pas grand-chose à faire pour cela : alléger la voiture en la déshabillant ou en remplaçant quelques équipements (garnitures intérieurs, sièges, charnières de portes et de capot moteur), substituer aux trois carburateurs Weber 36DCF des 36DCL, affermir les suspensions et chausser des pneus plus sportifs. Certains iront plus loin en se faisant frapper par Pinin Farina une carrosserie entièrement en aluminium pour perdre les 20 kilos d’embonpoint que la Granturismo avait par rapport à la Tour de France.
Côté moteur, entièrement en alliage d’aluminium, un petit surcroît de performance est accessible grâce au remplacement de l’attelage mobile par des pièces allégées. Le tout mis bout à bout compense la différence de performances qui sépare la Boano de ses sœurs nées pour la course.
Ces opérations sont toujours possibles et permettent aux actuels propriétaires de participer aux grandes épreuves classiques. Alors, serez-vous Boano de route ou Boano de course ?

POUR EN SAVOIR PLUS...
.L'histoire de la Ferrari 250 GT Boano
.La fiche technique et les performances de la Ferrari 250 GT Boano

 

 

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PORSCHE MISSION E :
UNE BELLE IDÉE DU FUTUR AUTOMOBILE

Porsche a préparé deux surprises aux visiteurs du Salon de l’Automobile Francfort qui ouvre ses portes au public demain : la nouvelle 911 Carrera et la Porsche Missions E. La première est la nouvelle évolution du modèle qui a écrit l’essentiel de l’histoire de la gamme ces cinquante dernières années. La seconde est la voiture qui préfigure les cinquante prochaines.

La Porsche Mission E est un concept car inédit dans l’histoire de la marque : sa première quatre places 100% électrique. Porsche résume cette voiture en trois chiffres : 600 ch, 500 km d’autonomie, 15 mn de temps de recharge. Sa propulsion est assurée par deux moteurs électriques synchrones, de mêmes types que ceux utilisés sur la Porsche 919 Hybride victorieuse aux 24 Heures du Mans en juin dernier. Il confère à la Mission E une capacité d’accélération de haut niveau : 100 km/h en moins de 3,5 secondes , 200 km/h en moins de 12. Mieux qu’une Carrera GTS, à peine moins bien qu’une 911 Turbo. La vitesse de pointe est elle de l’ordre de 300 km/h. Mais le plus remarquable tient à l’autonomie et à la vitesse de rechargement des batteries : chargée à 100%, celles-ci offrent à la Porsche Mission E une autonomie de 500 km (en respectant les limitations de vitesse !). Et une fois vide, il suffit de 15 mn pour les recharger à 80% et garantir 400 km d’autonomie supplémentaire. Deux questions évidemment : quand Porsche sera-t-il capable de produire la Mission E en série et à quel prix ?

 

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