UNE VOITURE DE COLLECTION,
QU’EST-CE QUE C’EST ?

Un véhicule ayant la qualité de « véhicule de collection » permet au propriétaire d’accéder à certains avantages. Cette dénomination ne se décide pas, elle s‘obtient officiellement en fonction d’un certain nombre de critères. Et elle peut être obtenue même si le véhicule n’est pas détenteur de la carte grise du même nom.

Le Bulletin Officiel des Finances-Publiques Impôts (le « BOFIP ») du 8 janvier 2015 a rappelé que les véhicules de collection sont ceux définis par la circulaire douanière du 8 septembre 2014. Avant de rentrer dans les détails de celle-ci, il est important de comprendre que les critères du véhicule de collection sont désormais définis par le droit européen. Et que celui fonde ses raisonnements sur l’existence de tarifs douaniers communs à tous les pays de l’Union.

 

UNE QUALITÉ AUX CRITÈRES TRÈS PRÉCIS

 

Oubliez donc le passé : la circulaire douanière française du 8 septembre 2014 (qui, donc, se conforme aux règles communautaires) précise que le véhicule d’intérêt historique bénéficie du statut fiscal d’œuvre d’art, objet de collection ou d’antiquité, sans avoir à en respecter les critères.

Pour cela, il lui suffit de satisfaire aux trois conditions cumulatives suivantes :

1. Se trouver dans son état d’origine, sans modification substantielle du châssis, de la carrosserie, du système de direction, de freinage, de transmission ou de suspension ni du moteur,

2. Être âgé d’au moins trente ans,

3. Correspondre à un modèle ou type dont la production a cessé.

Sur « l’état d’origine », la circulaire apporte des précisions essentielles : d’une part, les réparations et restaurations sont autorisées ; d’autre part, les pièces, accessoires et unités endommagés ou usés peuvent être remplacés pour autant que le véhicule soit conservé et maintenu dans un bon état sur le plan historique.

Dès lors qu’il satisfait à ces conditions, le véhicule est présumé de collection et c’est à l’Administration d’apporter la preuve que les conditions ne seraient pas réunies.

 

LES VOITURES DE COURSE RÉCENTES PEUVENT ÊTRE « DE COLLECTION »

 

L’Administration a prévu également de qualifier « de collection » certains véhicules, même s’ils ne répondent pas aux critères de base. Il suffit pour cela qu’il soit prouvé que le véhicule :

.A participé à un évènement historique, indépendamment de sa date de fabrication,

.Ou qu’il a été conçu, construit et utilisé exclusivement pour la compétition et qu’il possède un palmarès sportif significatif, acquis lors d’évènements nationaux ou 
internationaux prestigieux.

Ces dispositions excluent toutefois :

.Les véhicules modernisés ou modifiés,

.Les répliques et les reproductions, à moins qu’elles ne répondent aux conditions précédemment énoncées.

Il est important de noter que les pièces et accessoires d’origine suivent le même régime.

 

Par ailleurs, sont toujours admises comme voitures de collection celles dont le certificat d’immatriculation porte la mention « véhicule de collection ».
La carte grise dite de collection est délivrée depuis le 15 avril 2009 à ceux âgés de plus de 30 ans (25 ans auparavant) et qui ne peuvent satisfaire aux dispositions de l’article R 321-15 du Code de la route régissant la réception par type ou à titre isolé.


POUR EN SAVOIR PLUS :

.le BOFIP du 8 janvier 2015

.la Circulaire du 8 septembre 2014

 

 

 

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RESTRICTIONS DE CIRCULATION :
NOUVELLES RÈGLES À PARIS

Par un nouvel Arrêté conjoint de la Maire et du Préfet de Police de PARIS publié le 20 janvier 2017, « une zone à circulation restreinte est créée pour une durée de cinq ans sur l’ensemble des voies de la Commune de PARIS », à l’exception essentiellement du Boulevard Périphérique et des Bois de Boulogne et Vincennes.

Cette zone à circulation restreinte (ZCR) n’a été rendue possible que par une série de mesures gouvernementales prises concomitamment à l’Arrêté municipal du 1er Juillet 2016 qui avait instauré les premières restrictions permanentes de circulation dans la capitale.

Ce nouvel arsenal réglementaire permet à présent le contrôle effectif des véhicules dans le cadre du programme de lutte contre la pollution de l’air, avec le souci de voir pareille mesure s’appliquer dans d’autres communes du futur Grand Paris ainsi qu’en Province (nous reviendrons prochainement sur le cas des différentes villes concernées).

Le Code de la route catégorise traditionnellement les véhicules selon leur nature et leur usage :

. véhicules particuliers ;

. deux, trois roues et quadricycles à moteur ;

. utilitaires légers ;

. poids lourds, autobus et autocars.

Il les distingue par surcroît en fonction de leur niveau de pollution atmosphérique.

C’est ainsi qu’un Arrêté Ministériel du 21 juin 2016 les répartit désormais en six classes ; leur identification s’effectue au moyen d’une vignette sécurisée, appelée « certificat qualité de l’air » décrite à l’article R.318-2 du Code de la route, qu’est venu modifier le Décret du 29 juin 2016. A ces six classes correspondent donc six vignettes.

La première classe (la vignette verte en ouverture de cet article) est réservée aux véhicules dits à « zéro émission » : électrique, hydrogène. Les cinq autres, numérotées de 1 à 5 que nous vous présentons ci-dessous) regroupent les véhicules suivant leur ancienneté et leur carburant. Il n'y a pas de vignette pour les plus anciens, censés être les plus polluants, et qualifiés de « non classés ».

Le tableau suivant est repris de l’Annexe à cet Arrêté et est illustré par la vignette CRIT’Air correspondant à chaque classe (la vignette est obligatoire pour tout véhicule circulant dans la Capitale : à commander sous https://www.certificat-air.gouv.fr/) :

Paris, restrictions de circulation, vignettes Crit'Air obligatoires.<br />(copyright archives AgrippA mediA /// archives D.R.)

Paris, restrictions de circulation, vignettes Crit'Air obligatoires. (copyright archives AgrippA mediA /// archives D.R.)

 

Par ailleurs, un Décret du 28 juin 2016 fixe les modalités de création d’une ZCR et les sanctions en cas de non respect des restrictions. La ZCR parisienne est interdite depuis le 15 Janvier 2017, aux véhicules « non classés », du lundi au vendredi de 08h00 à 20h00, sauf jours fériés (pour les poids lourds, bus et cars : tous les jours sans exception, de 08h00 à 20h00).

A compter du 1er Juillet 2017, l’interdiction s’étend aux véhicules diesel de catégorie 5.

 

QUELQUES EXCEPTIONS...

 

Certains véhicules échappent à ces mesures, dans trois cas :

-soit de manière permanente : prioritaires, handicapés…

-soit de manière temporaire et pour une durée de trois ans : il en va ainsi des véhicules dont le certificat d’immatriculation porte la mention « collection ». Sachant qu’une voiture de plus de trente ans, « non classée » n’a pas à porter de vignette CRIT’Air, elle devra porter une carte grise de collection si elle veut circuler.

-soit de manière individuelle sur dérogation temporaire : évènements particuliers, tournages de films…

Dernière précisions importante : le nouvel article R.411-19-1 du Code de la route prévoit que circuler mais aussi stationner en violation des restrictions d’une ZCR est passible d’une amende pouvant atteindre 450 € (750 € pour les poids lourds, bus et cars) avec faculté d’immobilisation du véhicule.

 

Xavier PEQUIN
Avocat au Barreau de Paris

 

 

VOITURE DE COURSE :
UN STATUT FISCAL TRÈS FAVORABLE

Nous l’avons vu récemment, faire reconnaître par l’Administration fiscale qu’un véhicule est "de collection" comporte certains avantages : cela permet de l’importer en exonération de droits de douane et, sur le territoire français, de l’exclure de l’assiette de l’impôt de solidarité sur la fortune, l’ISF (article 885-1 du Code Général des Impôts). Obtenir cette qualification officielle pour son véhicule n’est donc pas anodin. Cependant, pour ce qui touche à la fiscalité, ce n’est pas vous qui décidez que votre auto est un véhicule de collection, mais l’Administration.

Sans considération d’âge, les voitures de compétition peuvent elles-aussi accéder au statut d'objets de collection –et donc bénéficier de ces avantages fiscaux. Mais attention, mais la voie est étroite ! L'Administration les soumet, pour y parvenir, au respect de deux conditions.

Si la première peut être qualifiée d'objective, la seconde n'est pas exempte d'appréciation subjective, tout en procédant indissociablement de la précédente. Explications...

 

1ère OBLIGATION : UNE VOITURE EXCLUSIVEMENT DE COURSE

 

La première condition se définit clairement par la réunion de trois critères. La circulaire douanière du 8 septembre 2014, confirmée le 8 janvier 2015 par le Bulletin Officiel des Finances Publiques-Impôt, admet à titre de bien de collection le véhicule qui -à la fois et de manière exclusive- est conçu, construit et utilisé pour la compétition. Ainsi, la voiture en question est-elle destinée et ce, uniquement, à courir. Cela écarte tout autre usage et revient à exclure les véhicules de présentation et démonstration, de réserve, d'essais, de développement et autres "mulets".

 

2nde CONDITION : UNE CARRIÈRE NATIONALE OU INTERNATIONALE

 

La seconde condition impose que cette utilisation exclusive en course génère de bons résultats, par l'acquisition d'un "palmarès sportif significatif". Aussi remarquables ses performances objectives et sa technologie soient-elles, quels que soient la marque et le modèle, il n’y aura pas de "palmarès sportif significatif" si la machine a cumulé les abandons et les arrivées dans les profondeurs des classements…

Pour que ce palmarès soit considéré comme "significatif" il faudra, de plus, qu’il ait été glané grâce à de bonnes places au scratch ou en catégorie "lors d’événements nationaux ou internationaux prestigieux" –les seuls que retienne l’Administration fiscale.

L'on imagine que déterminer l'importance et la qualité d'une manifestation soit susceptible de faire débat. Une acception raisonnable de cette notion mènerait à retenir de manière systématique les manches de championnats nationaux et internationaux, et à exclure toute épreuve régionale.

En définitive les pouvoirs publics, avec clairvoyance, ont compris que l'acquisition et la conservation des vraies "bêtes de course" méritaient d'être fiscalement favorisées. Les autres véhicules de compétition, eux, devront attendre 30 ans…

 

À LIRE ÉGALEMENT...
VÉHICULES DE COLLECTION : LES NOUVELLES DÉFINITIONS FISCALES

 

 

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VOITURE DE COLLECTION DÉTENUE EN SOCIÉTÉ :
AVEZ-VOUS PAYÉ LA TVS ?

Mésaventure récemment survenue à un ami collectionneur…

Il reçoit la notification par l’Administration Fiscale du déclenchement d’une « Vérification de Comptabilité » (appelé plus communément « Contrôle Fiscal ») sur sa petite société industrielle, une PME familiale créée au début du XXe siècle, florissante dans les année vingt, mais qui aujourd’hui n’emploie plus que notre homme et ses enfants. Le contrôle se passe bien, le fonctionnaire ne relève pas d’irrégularité. Tout est en ordre, à un détail près : notre collectionneur a conservé dans la société des voitures utilisées par l’entreprise jusque dans les années cinquante, voiture qui ont été précieusement maintenues en état de marche et qui font sa fierté de collectionneur. Il y a ajouté au fil du temps quelques acquisitions, pour l’essentiel des voitures populaires française mais aussi quelques belles carrosseries de l’entre-deux guerres. Or, toute société doit acquitter chaque année pour les véhicules qu’elle détient la Taxe sur les Véhicules de Société. Qu’ils soient de collection n’y change rien. La société détenue par notre ami et sa famille a donc dû régler un rappel relativement lourd –sans pénalité car sa bonne foi n’était pas mise en cause. Calculé par véhicule et par année de retard, le montant total s’élève à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Le tout dépassant largement la valeur de ses autos…

Contactée par son Avocat, l’Administration Fiscale a confirmé que l’Article 406 bis du Code Général des Impôts, dans ses dispositions concernant les « Taxes sur les Véhicules des Sociétés » (TVS), ne prévoyait pas d’exception pour ce qui concerne les véhicules de collection. La jurisprudence des tribunaux le confirmant.

 

 

VÉHICULE CONSERVÉ EN SOCIÉTÉ = TVS À PAYER.
PAS MOYEN D’Y ÉCHAPPER.

 

 

Donc, chers amis collectionneurs, attention : il n’est pas rare que certains d’entre vous créent une société pour héberger une ou plusieurs voitures (c’est souvent le cas pour des personnes disposant d’une collection importante -en nombre de voitures, pas forcément en valeur). Vous devez dans ce cas impérativement veiller à vous mettre à jour pour ce qui concerne ces fameuses TVS. En cas de contrôle et de constat de défaillance à vous en être acquitté, l’Administration effectuera un rappel sur les trois dernières années, voire plus si elle constate une volonté de dissimuler.

Comment calculer la TVS due pour chaque voiture ? La réponse figure dans l’Article 1010 du Code Général des Impôts. Conformez-vous à ces tableaux et, par précaution, faites-vous aider, soit par un avocat spécialisé, soit directement par l’Administration Fiscale (accompagné dans cette démarche d’un avocat spécialisé, nous vous le conseillons fortement).

Si vous êtes concerné, vous allez hélas constater que l’addition peut très rapidement s’envoler. L’unique solution pour ne pas être assujetti à la TVS consiste à ne pas détenir sa ou ses voitures de collection à travers une société ayant son siège social ou un établissement en France. Et ceci est également à étudier en compagnie d’un Avocat spécialisé.

 

 

POUR EN SAVOIR PLUS :

Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) et voiture de collection

 

 

LES RÉFÉRENCES À CONSULTER :

. Légifrance, Article 406 bis du Code Général des impôts : conditions générales de la TVS

. Légifrance, Article 1010 du Code Général des Impôts : calcul de la TVS

. Le Bulletin Officiel des Finances-Publiques Impôts : la TVS, recouvrement contrôle et contentieux

 

 

 

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PARIS INTERDIT AUX VOITURES ANCIENNES
DEPUIS LE 1er JUILLET

LArrêté n°2016 P 0114 sur les restrictions de circulation a été publié au Bulletin Officiel de la Ville de Paris du 1er juillet 2016 (page 75 du document), jour de son entrée en vigueur.

Sa lecture révèle que les véhicules auxquels il s’applique ne sont pas exactement ceux présentés dans certains communiqués de presse et, étrangement, sur le propre site de la Mairie de Paris, à la rubrique « lutte contre la pollution : une nouvelle étape le 1er juillet ».

Il y est indiqué que sont concernés :

.Les véhicules particuliers mis en circulation avant le 01.01.1997,

.Les véhicules utilitaires légers mis en circulation avant le 01.10.1997,

.Les deux-roues motorisés mis en circulation avant le 01.06.1999.

 

Cependant l’Arrêté porte exactement sur :

.Les véhicules répondant à la norme antérieure à l’euro 3, de catégorie M2, M3 (autobus et autocars) et N2, N3 (poids-lourds), mis en circulation avant le 01.10.2001,

.Les véhicules répondant à la norme antérieure à l’euro 2, de catégorie M1 (voitures particulières) et N1 (camionnettes), mis en circulation avant le 01.10.1996,

.Les véhicules répondant à la norme antérieure à l’euro 1, de catégorie L (deux-roues, tricycles et quadricycles à moteur), mis en circulation avant le 01.10.1993.

 

Ce texte se fonde sur les normes euro et donc leur entrée en vigueur ; il suffit de reprendre le tableau ministériel reproduit ci-dessous :

Tableau Ministeriel Rog 72 x 1000

Il abroge par ailleurs celui du 28.08.2015 qui instaurait les restrictions de circulation pour les autobus, autocars et poids-lourds mis en circulation avant le 01.10.2001. Ceci s’explique puisque ces véhicules correspondent aux véhicules de catégorie N2, N3, M2 et M3, interdits de circulation tous les jours de l’année de 8 H à 20 H.

Pour les autres, la circulation demeure libre les samedi et dimanche ainsi que les jours fériés ; dont l’énumération se trouve dans le Code de travail :

.1er janvier

.Lundi de Pâques

.1er et 8 mai

.Ascension

.Lundi de Pentecôte

.14 juillet

.15 août

.1er et 11 novembre

.25 décembre

 

Le Boulevard Périphérique et diverses voies permettant de le rejoindre ainsi qu’une part importante des Bois de Vincennes et Boulogne échappent à cette interdiction.

 

Enfin, certaines catégories de véhicules bénéficient d’exemption, par exemple les véhicules prioritaires, les frigorifiques et les camions citernes, les convois exceptionnels, mais aussi les véhicules dont le certificat d’immatriculation porte la mention « collection ». Cependant, seuls les véhicules de 30 ans d’âge peuvent obtenir une carte grise dite de collection. Ceux entre 20 et 30 ans, qualifiés de youngtimers et dont nombre sont déjà collectionnés, ne bénéficient toutefois d’aucune dérogation.

 

Me Xavier PEQUIN

 

 

POUR EN SAVOIR PLUS :

Le BULLETIN MUNICIPAL OFFICIEL de la VILLE DE PARIS du 1er JUILLET 2016, Arrete N°2016 P0114 (voir page 75 du document, soit la page n°2167)

 

 

 

 

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ISF ET VOITURES DE COLLECTION :
LES RÈGLES À CONNAÎTRE

La taxation, et en particulier l'ISF des voitures de collection, est un point qui préoccupe toujours les propriétaires de véhicules anciens. Avant de traiter cette question importante, il est bon de rappeler que faire reconnaître par l’Administration fiscale qu’une voiture est « de collection » a trois effets :

.cela permet de l’importer en exonération de droits de douane ;

.sur le territoire français, cela permet de l’exclure de l’assiette de l’impôt de solidarité sur la fortune (l’ISF) ;

.il relève d’un régime spécifique de taxation en cas de vente ou d’importation définitive.

 

Jusqu’à présent, le véhicule dit de collection devait à la fois présenter un intérêt historique et réunir les quatre qualités propres aux œuvres d’art et objets de collection ou d’antiquité, c’est-à-dire :

.être relativement rare ;

.ne pas être normalement utilisé conformément à sa destination initiale ;

.faire l’objet de transactions spéciales, en dehors du commerce habituel des objets similaires utilisables ;

.avoir une valeur relativement élevée.

 

Une circulaire douanière du 8 septembre 2014 qui -là encore- se conforme aux règles communautaires, annonce que ces qualités sont désormais considérées comme respectées par les véhicules qui présentent un intérêt historique ou ethnographique. En d’autres termes, le véhicule d’intérêt historique bénéficie du statut fiscal d’œuvre d’art, objet de collection ou d’antiquité, sans avoir à en respecter les critères. Il lui faut et suffit désormais de réunir les trois conditions cumulatives suivantes :

.Se trouver dans son état d’origine, sans modification substantielle du châssis, de la carrosserie, du système de direction, de freinage, de transmission ou de suspension ni du moteur.

.Être âgé d’au moins trente ans.

.Correspondre à un modèle ou type dont la production a cessé.

 

Sur l’état d’origine, la circulaire apporte des précisions essentielles : les réparations et  restaurations sont autorisées ; les pièces, accessoires et unités endommagés ou usés peuvent être remplacés, pour autant que le véhicule soit conservé et maintenu en bon état sur le plan historique. Dès lors qu’il satisfait à ces conditions, le véhicule est présumé de collection et c’est à l’Administration d’apporter la preuve contraire que les conditions ne seraient pas réunies.

 

En outre, peut aussi être reconnu comme véhicule de collection et sans considération d’âge, celui dont est prouvée la participation à un évènement historique. Il en va de même pour celui qui a été conçu, construit et utilisé exclusivement pour la compétition et qui possède un palmarès sportif significatif, acquis lors d’évènements nationaux ou internationaux prestigieux.

La première exigence peut être qualifiée d’objective. N’admettre que les véhicules qui sont, à la fois, conçus, construits et utilisés exclusivement pour la compétition, revient à écarter :

.Les voitures de série préparées pour la compétition, faute d’avoir été conçues et construites à cette fin ;

.Les modèles dits « compétition-client », s’ils ne servent pas uniquement à courir ;

.Les exemplaires de présentation et démonstration, de réserve, d’essai et autres « mulets ».

La seconde exigence n’est pas dénuée d’appréciation subjective, tout en procédant de façon indissociable de la précédente. Il faudra que l’utilisation exclusive en course permette l’acquisition d’un « palmarès sportif significatif ».

Aussi remarquables et prestigieux seront sa technique et son innovation, le modèle et son constructeur, la machine ne s’en contentera pas si elle a accumulé les abandons et les arrivées dans les profondeurs des classements.

De surcroît, quand bien même son palmarès serait considéré suffisant, encore doit-il être acquis lors d’« évènements nationaux ou internationaux prestigieux ». Si l’importance et la qualité d’une manifestation sont susceptibles de faire débat, une acception raisonnable de cette notion mènerait à retenir de manière systématique les manches de championnats nationaux et internationaux et à exclure toutes épreuves régionales.

 

 

VOITURES MODIFIÉES ET RÉPLIQUES NE SONT PAS « DE COLLECTION »

 

 

Les véhicules modernisés ou modifiés ne peuvent d’une façon générale, se voir reconnaître le statut de véhicule de collection. Il en va de même pour les répliques et les reproductions, à moins qu’elles ne répondent aux conditions précédemment énoncées. Enfin, les pièces et accessoires suivent le même régime, s’il s’agit d’éléments originaux.

Il est à noter que contrairement à la précédente circulaire du 16 janvier 2013 qui intégrait les motocyclettes, la nouvelle n’y fait plus référence. Elle ne vise que les automobiles et rien n’est dit sur les autres véhicules -dont l’on imagine toutefois mal que leur soit refusé le statut d’objet de collection. Et cela’autant moins, que sont toujours admis comme tels les véhicules dont le certificat d’immatriculation porte la mention « véhicule de collection ».

La carte grise dite de collection est délivrée depuis le 15 avril 2009 à ceux âgés de plus de 30 ans (25 ans auparavant) et qui ne peuvent satisfaire aux dispositions de l’article R 321-15 du Code de la route régissant la réception par type ou à titre isolé.

 

 

L’IMPORTATION

 

 

Lors de son importation, le véhicule de collection bénéficie non seulement d’une exonération de droits de douane, mais aussi du taux de T.V.A. réduit à 5,5 % (0 % pour une importation d’un pays de la Communauté Européenne).

 

 

L’EXONÉRATION DE L’IMPÔT DE SOLIDARITÉ SUR LA FORTUNE

 

 

Le véhicule de collection fait aussi partie des biens exonérés d’I.S.F. par l’article 885 I du Code Général des Impôts. Le Bulletin Officiel Finances Impôts Actualité du 8 janvier 2015 rappelle en effet que les véhicules de collection s’entendent de ceux définis par la circulaire douanière du 8 septembre 2014.

 

 

LA VENTE ET L’EXPORTATION

 

 

La vente ou l’exportation définitive d’un véhicule par un particulier résident fiscal en France est exonérée de taxe ; sauf précisément s’il s’agit d’un véhicule de collection. Pour celui-ci doit être acquittée une taxe forfaitaire de 6 %, avec la CRDS de 0,5 % -soit au total 6,5 %- du prix de cession ou de la valeur en douane et sans pouvoir déduire l’éventuelle commission acquittée auprès d’un intermédiaire (le Fisc se réserve bien sûr la faculté de démontrer et taxer en conséquence toute dissimulation).

Cette taxe s’applique à toutes les transactions qui portent sur un véhicule de collection, d’une valeur supérieure à 5.000 € ; que ce soit lors d’une vente de gré à gré ou aux enchères publiques et aussi dans le cadre d’échanges ou apports considérés comme des « ventes croisées ».

N’y échappent pas non plus les cessions distinctes mais à des dates rapprochées, au profit d’un même acheteur, de différents éléments du même véhicule ; le franchissement du seuil de 5.000 € s’apprécie alors élément par élément.

Sont en revanche exonérées les ventes au profit de musées ayant le label « Musée de France » ou appartenant à une collectivité territoriale.

 

 

TAXE FORFAITAIRE ET TAXE SUR LA PLUS-VALUE

 

 

La taxe décrite ci-dessus est supportée par le vendeur ou l’exportateur et acquittée au moment du dépôt de la déclaration correspondante. Cependant, si la transaction s’effectue avec la participation d’un intermédiaire qui est fiscalement domicilié en France, c’est à lui qu’incombe à la fois la déclaration et le paiement de la taxe qu’il ne manque pas bien sûr de répercuter à son client français. L’intermédiaire est celui qui agit au nom et pour le compte du vendeur ou de l’acquéreur ; ainsi un courtier, un commissaire-priseur. C’est aussi celui qui achète le bien en son nom, concomitamment à sa revente à l’acquéreur final ; ainsi un marchand. Enfin, en l’absence d’un tel intermédiaire, l’acquéreur lui-même peut être redevable de la taxe s’il se trouve être assujetti à la T.V.A., établi en France.

Il faut savoir que cette taxe forfaitaire est représentative de l’imposition des plus-values, à laquelle elle se substitue.

Le vendeur ou l’exportateur peut donc avoir intérêt à opter pour le régime de droit commun des plus-values. L’opportunité d’exercer ce choix s’apprécie, pour l’essentiel, suivant la durée de la détention. S’impute un abattement de 5 % par année de détention, au-delà de la deuxième. De la sorte, la plus-value est définitivement exonérée après 22 ans.

 

 

MONTANT NET IMPOSABLE

 

 

Le montant net imposable est constitué par la différence entre le prix de cession ou la valeur en douane, diminué des frais versés à un intermédiaire ou à un mandataire et le prix d’achat ou la valeur du véhicule s’il a été reçu par donation ou succession, majoré des seuls frais de restauration et remise en état, à l’exclusion de ceux d’entretien, d’assurance et de gardiennage. Pour les transactions réalisées avec la participation d’un intermédiaire fiscalement domicilié en France et aussi pour celles directement conclues avec un acquéreur assujetti à la T.V.A., établi en France, ce sont ces professionnels qui sont responsables du dépôt de la déclaration d’option. Le vendeur ou l’exportateur aura à leur indiquer qu’il se soumet au régime de la plus-value et fournir tous les éléments nécessaires au calcul de cette plus-value et de l’impôt. Il reportera son montant sur sa propre déclaration de revenus et procèdera à son paiement, simultanément au dépôt de cette dernière.

La plus-value est en effet imposée à l’impôt sur le revenu, au taux forfaitaire de 19 %, outre les prélèvements sociaux de 15,5 % -soit au total 34,5 %. Demeurant responsables du paiement de l’impôt sur la plus-value, les professionnels l’acquittent en général eux-mêmes. Étant souligné qu’un redressement provoqué par la fourniture d’éléments inexacts ou incomplets lors de la déclaration sera supporté par le vendeur ou l’exportateur et par lui seul. En définitive, opter pour le régime des plus-values permet souvent d’aboutir soit à une exonération pure et simple, soit à une imposition plus légère que celle de la taxe forfaitaire à 6,5 %. Cette taxe reste néanmoins exigible dans le cas où le prix de vente ou la valeur en douane atteint 5.000 €, mais se révèle inférieur au prix d’achat ou à la valeur du véhicule au jour où il est devenu propriété du cédant.

 

 

Xavier PEQUIN

Avocat au Barreau de Paris

 

 

 

 

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ORGANISATEURS D'ÉVÉNEMENTS,
CONNAISSEZ VOS RESPONSABILITÉS !

La langue française et la loi ne marchent pas toujours du même pas. C’est notamment le cas lorsque vous organisez un événement. Vous aimeriez qu’il soit une « manifestation » ou une « compétition », à moins que le mot « concentration » n’ait pour vous plus d’attrait ? Soit. Mais sachez que la chose juridique ne s’encombre pas de telles coquetteries : le Droit ne laisse pas de place à la fantaisie. Ce qui compte, c’est ce que dit le Code du Sport dans ses articles R. 331-3 et suivants (qui résultent de la codification du décret n° 2006-554 du 16 mai 2006).

Vos droits et devoirs découlent exclusivement des caractéristiques de votre événement au regard de ces textes. Et les termes concentration ou manifestation définissent précisément, au sens de ces textes, des types d’organisation qui relèvent de déclarations et de garanties d’assurances particulières et obligatoires. Ignorer ou prendre cela à la légère peut avoir des conséquences dramatiques (financières et pénales). Les exemples sont -heureusement- peu nombreux, mais ils sont toujours douloureux…

 

CONCENTRATION OU MANIFESTATION ?

 

Le Code du Sport distingue trois types d'événements soumis à un régime distinct : les "concentrations", les "manifestations" et les "autres événements".

● Les concentrations, soumises à simple déclaration préfectorale préalable de la part de l’organisateur, sont les "rassemblements comportant la participation de véhicules terrestres à moteur qui se déroulent sur la voie publique". Sans chronométrage ni classement, elles comprennent moins de 200 véhicules automobiles qui circulent dans le respect du Code de la Route et imposent au minimum un point de passage ou de rassemblement. Il s'agit typiquement de la plupart des sorties de clubs.

● Les manifestations, soumises elles à autorisation préfectorale préalable (et non plus à une simple déclaration) sont les événements sur route comportant 200 automobiles ou plus, les épreuves sur route avec chronométrage et/ou classement et les rassemblements sur circuit en présence de spectateurs.

● Certains autres événements ne sont ni des concentrations, ni des manifestations. C’est par exemple le cas des séances de roulage sur circuit privé, sans spectateurs, avec ou sans chronométrage.

 

LES FORMALITÉS DE DÉCLARATION OU D’AUTORISATION

 

Dans le cas d’une concentration, le dépôt d’un dossier de déclaration en Préfecture doit être effectué deux mois avant la date de l’événement (articles R 331-18 et R 331-22 et suivants du code du sport et articles A 331-16 et A 331-17 du Code du Sport).

Dans le cas d’une manifestation, le dépôt d’une demande d’autorisation doit être effectué en Préfecture trois mois avant la date de l’événement. Le dossier est alors examiné par la Commission Départementale de la Sécurité Routière (la « CDSR ») et doit faire l’objet d’une Autorisation Préfectorale formelle (articles R 331-18 et R 331-23 et suivants du Code du Sport, et articles A 331-16, A 331-18 et A 331-19 du Code du Sport). Ce délai est ramené à deux mois si la manifestation se déroule sur un circuit homologué par l’autorité administrative.

 

ASSURANCES ET GARANTIES

 

Des démarches administratives ainsi établies, découlent des garanties d’assurances différentes.

Les concentrations n’obligent les organisateurs à souscrire un contrat que pour garantir leur Responsabilité Civile Organisateur (article R331-30 du Code du Sport). Les participants aux concentrations peuvent prétendre chez certains assureurs au bénéfice de la garantie R.C. et de la garantie « dommage tous accidents » (aussi appelée « tous risques ») qu’ils auraient pu avoir souscrite. C’est le cas pour les souscripteurs des contrats  «Automobile de Collection et d’Exception » chez Aon Classic Car.

 

Il en va tout autrement dans le cas pour une manifestation. L’organisateur doit dans ce cas souscrire un contrat pour garantir sa responsabilité conformément aux dispositions du Code du Sport. Le contrat de Responsabilité Civile-Organisateur (aussi appelé « RC-Organisateur ») couvre non seulement l’événement mais également les concurrents pour les dommages causés aux tiers voire, dans certains cas, pour ceux causés entre eux. C’est le cas pour les contrats « Responsabilité Civile Organisateur » chez Aon Classic Car.

 

Cette obligation d’assurance faite aux organisateurs entraîne la déchéance systématique des garanties de Responsabilité Civile personnelles des participants puisque celle, obligatoire, souscrite par l’organisation s’y substitue.

La déchéance de la garantie RC des participants entraîne de facto la non application des garanties dommages « tous risques » qu’ils avaient souscrites. Cette règle est bien connue des pratiquants habituels des épreuves sportives automobiles qui, de tout temps, ont fait leur affaire personnelle des dommages qu’ils causaient à leur propre voiture. Elle est désormais applicable à tout participant à une épreuve relevant des obligations légales ci-dessus, avec les conséquences assurancielles qui en découlent...

 

 

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VITRES TEINTÉES :
SOMBRE AVENIR

Rouler dans un véhicule aux vitres teintées procède souvent d’un simple souci de discrétion, voire d’esthétique, mais parfois d’intentions moins louables.

Les forces de l’ordre ne peuvent alors distinguer les occupants et constater aisément des infractions telles que, par exemple l’usage du téléphone au volant ou le défaut de port de la ceinture de sécurité. Comme dans d’autres domaines, la transparence devient désormais la règle !

Dans l’air du temps depuis plusieurs mois, la décision est donc tombée : le Décret 2016-448 du 13 avril 2016 dans son article 27 édicte qu’à compter du 1er janvier 2017 : « Les vitres du pare-brise et les vitres latérales avant côté conducteur et côté passager doivent en outre avoir une transparence suffisante, tant de l’intérieur que de l’extérieur du véhicule, et ne provoquer aucune déformation notable des objets vus par transparence ni aucune modification notable de leurs couleurs. La transparence de ces vitres est considérée comme suffisante si le facteur de transmission régulière de la lumière est d’au moins 70 %. »

Un arrêté du Ministre des Transports devrait fixer les modalités d’application et prévoir d’éventuelles dérogations uniquement pour raison médicale ou aménagement de véhicule blindé…

Sera dès lors sévèrement sanctionné le conducteur – mais non le propriétaire – d’un véhicule circulant au mépris de ces dispositions. L’infraction entrainera une contravention de 4e classe, c’est à dire (article 28 du texte) :

.une amende forfaitaire de 135 €

.la réduction de plein droit de 3 points du permis de conduire

.l’immobilisation éventuelle du véhicule avec obligation de mise en conformité

Ceux qui avaient adopté de tel dispositifs ont huit mois pour se remettre en conformité ou demander une dérogation dès lors que les modalités en serons connues.

Pour en savoir plus :
.Le texte du Décret du 13 avril 2016

 

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LUCIEN-FRANÇOIS BERNARD :
« QUI MIEUX QUE AON POUR ASSURER LE 1er PARIS ePRIX ? »

Paris a accueilli samedi autour de l’Hôtel des Invalides le 1er Grand Prix de Formule électrique du championnat du monde 2015-2016. La première course de vitesse dans la capitale depuis 65 ans ! Comme c’est la règle pour une épreuve automobile, amateur ou professionnelle, des assurances avaient été souscrites par les organisateurs. Et c’est Aon qu’ils ont choisi pour garantir l’épreuve et l’ensemble des risques. Un dossier initié et suivi par Lucien-François Bernard. Ancien président du cabinet d’assurances LDA passé dans le giron de Aon en 2004 et désormais senior-advisor de la filiale française du géant du courtage d’ assurance, « LFB » nous dévoile quelques aspects de ce type de contrats bien particuliers.

 

Assurer une Grand Prix, une entreprise à hauts risques ?

Lucien-François Bernard : Ce qui serait risqué, pour les organisateurs, c’est de ne pas s’assurer ! Il serait même vain d’imaginer s’y soustraire car les articles R331-30 et 32 du Code du Sport font obligation aux organisateurs de garantir leur Responsabilité Civile vis à vis des tiers pour les dommages que leur épreuve pourrait leur causer. C’est le cas pour toutes les « manifestations de véhicules terrestres à moteur », ainsi que le législateur les désigne en France par ce terme un peu désuet dans mais dans le fond simple et précis ! Pas une épreuve ne peut avoir lieu sans la délivrance d’une attestation d’assurance officielle d’une compagnie d’assurance confirmant la mise en place d’un tel contrat conformément aux obligations légales. Pas un Directeur de Course ne prendra la responsabilité de donner un départ sans ce sésame.

 

Est-ce la première fois qu’Aon assurait une épreuve sportive à Paris ?

Lucien-François Bernard : Dans la mesure où il n’y en avait pas eu depuis 65 ans, en effet oui ! Mais s’il y en avait eu avant, nous aurions été là. Il est clairement établi que le sport automobile est l’un des domaines d’expertises de Aon.

 

Aon, assureur spécialiste des grands événements du sport automobile ?

Lucien-François Bernard : Les grands comme les moins grands ! Nous sommes en effet l’assureur historique de nombreux grands événements sportifs comme les 24 Heures du Mans -et d'une façon générale, de tout ce qui se passe à l'ACO ; nous couvrons aussi les milliers de licenciés de la FFSA (garantie des accidents corporels), nous accompagnons également depuis 25 ans l’exceptionnelle traversée de la France qu’est le Tour Auto de Patrick Peter. Mais nous sommes engagés de la même manière auprès de multiples épreuves régionales organisées sportivement et juridiquement chaque week-end par les ASA (associations sportives automobiles) dans toutes les régions de France. Aon est le partenaire du sport automobile, par compétence et par passion.

 

La compétence est une affaire technique, la passion est une affaire d’hommes. Dans un domaine aussi complexe et parfois conflictuel que l’assurance, raison et passion sont-elles compatibles ?

Lucien-François Bernard : C’est justement parce que chez Aon les équipes sont aussi passionnées que techniquement compétentes que nous pouvons répondre vite et bien, aux demandes des organisateurs comme à celles des compétiteurs et des collectionneurs. Robert Leblanc, le Président d’Aon-France, est un homme passionné par l’automobile, moderne comme ancienne. Je le suis aussi depuis quarante-cinq ans. Nos équipes le sont tout autant. Nous comprenons les organisateurs, les collectionneurs, les propriétaires, parce que nous partageons leurs préoccupations, leurs problèmes, leurs envies. Nous étions l’assureur des Grand Prix de France de F1, nous sommes l’assureur du ePrix de Paris, mais si vous organisez une sortie de club ou un rassemblement sur circuit, nous serons à vos côtés avec le même enthousiasme ! Qui mieux que nous ?

 

POUR EN SAVOIR PLUS LISEZ :
.Organisateur, connaissez vos responsabilités

 

 

 

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EXPERTISE EN VALEUR AGRÉÉE :
LA NOUVELLE OFFRE D'AON CLASSIC CAR

Pour faciliter la démarche d’expertise régulière de votre voiture (conformément aux dispositions de votre contrat) et ce aux meilleures conditions, l’AVEC et Aon Classic Car ont négocié avec CLASSIC EXPERT une procédure d’expertise, pour définir la valeur de votre voiture de collection ou d’exception qui sera agréée contractuellement par Aon Classic Car, à un prix forfaitaire de 139,00 euros.

CLASSIC EXPERT est un groupement d’experts en automobile, titulaires du Brevet d’État, agréés et passionnés.

 

CLASSIC EXPERT assure une permanence téléphonique du lundi au vendredi de 9h00 à 20h00 au 09 72 54 15 12 (prix d’un appel local depuis un poste fixe).

Cette offre est valable pour les voitures de collection et d’exception dont la valeur n’excèderait pas 100 000 euros - cette somme n’étant qu’indicative...

Pour les voitures de prix plus élevé qui impliquent des recherches plus élaborées de la part des experts, les conseillers Aon Classic Car sont à votre disposition pour vous aider à contacter un expert spécialisé dans votre région.

 

Important : pour des automobiles de collection et d’exception très particulières, Stéphane Bonoron (stebono@wanadoo.fr), Expert en Automobile de Collection 
près la Cour d’Appel de Paris, reste, comme par le passé, le référent d’Aon Classic Car.

 

Votre conseiller Aon Classic Car
téléphone : 01 47 83 08 88
e-mail : aonclassiccar@aon.com
aoncc.alcyon-media.com

 

 

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FISCALITÉ DES VÉHICULES DE COLLECTION :
DEUX DOCUMENTS INDISPENSABLES

Nous avons évoqué à plusieurs reprises ces dernières semaines –à nouveau hier- les dispositions fiscales propres aux véhicules de collection. Pour asseoir les dossiers que vous pouvez avoir à présenter à l’Administration, ou pour faciliter le travail du conseiller qui vous accompagne dans ces démarches, voici les deux textes à connaître et éventuellement produire :

 

.La Circulaire Douanière du 8 septembre 2014

La Circulaire Douanière n° FCPD1421298C du 8 septembre 2014, publiée au bulletin officiel des Douanes n° 7032 (page 1 de 3).(copyright archives AgrippA mediA)

La Circulaire Douanière n° FCPD1421298C du 8 septembre 2014, publiée au bulletin officiel des Douanes n° 7032 (page 1 de 3).
(copyright archives AgrippA mediA)

 

La Circulaire Douanière n° FCPD1421298C du 8 septembre 2014, publiée au bulletin officiel des Douanes n° 7032 (page 2 de 3).(copyright archives AgrippA mediA)

La Circulaire Douanière n° FCPD1421298C du 8 septembre 2014, publiée au bulletin officiel des Douanes n° 7032 (page 2 de 3).
(copyright archives AgrippA mediA)

cir_38712 - 3dLa Circulaire Douanière n° FCPD1421298C du 8 septembre 2014, publiée au bulletin officiel des Douanes n° 7032 (page 3 de 3).(copyright archives AgrippA mediA)e3

La Circulaire Douanière n° FCPD1421298C du 8 septembre 2014, publiée au bulletin officiel des Douanes n° 7032 (page 3 de 3).
(copyright archives AgrippA mediA)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.Le Bulletin Officiel des Finances Publiques du 8 janvier 2015 (point 140)

Le Bulletin Officiel des Finances Publiques du 8 janvier 2015 (page 1).(copyright archives AgrippA mediA)

Le Bulletin Officiel des Finances Publiques du 8 janvier 2015 (page 1).
(copyright archives AgrippA mediA)

 

Le Bulletin Officiel des Finances Publiques du 8 janvier 2015 (point 140).(copyright archives AgrippA mediA)

Le Bulletin Officiel des Finances Publiques du 8 janvier 2015 (point 140).
(copyright archives AgrippA mediA)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces deux documents sont essentiels car ils donnent, du point de vue de l’Administration Fiscale, la définition du « véhicule de collection » et précisent la nature et l'étendue des droits et devoirs qui découlent de cette définition.

Lisez-les, imprimez-les, communiquez-les au conseiller juridique et fiscal qui vous assiste éventuellement dans vos démarches et déclaration… et versez-les éventuellement en annexes de vos courrier et dossiers à l’Administration.

 

 

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DROIT, FISCALITÉ, ASSURANCE,
VOS SUJETS PRÉFÉRÉS EN 2015 !

 

VÉHICULE DE COLLECTION :
LES NOUVELLES DÉFINITIONS FISCALES

Le Tour Auto, l'un des derniers endroits où l'automobile, si critiquée, peut encore rouler en étant admirée(copyright archives AgrippA-mediA)

Pour ce qui touche à la fiscalité, ce n’est pas vous qui, avec les yeux de l’amour, décidez que votre auto est un véhicule de collection, mais l’administration. Elle applique pour cela des critères très précis. Ceux-ci viennent d'être redéfinis.

À l’heure de faire votre déclaration fiscale, il est donc essentiel de lire les conseils de Maître Xavier Pequin

 

 

FISCALITÉ :
VOITURE DE COURSE ET VOITURE DE COLLECTION

Les voitures de course peuvent être, sous certaines conditions prévues par l’Administration, considérées comme des voitures de collection et, à ce titre, bénéficier des avantages fiscaux liés.(copyright archives AgrippA mediA /// McLaren Automotive)

Découvrez comment des voitures de course, même récentes, peuvent être qualifiées de véhicules de collection –et ainsi bénéficier des avantages fiscaux qui y sont liés.

par Maître Xavier Pequin

 

 

QUELLES OBLIGATIONS POUR LE RESTAURATEUR ?

Au cœur de notre plaisir de collectionneur, un professionnel précieux : le garagiste. Bien le choisir et entretenir avec lui une relation de confiance est primordial. Entre lui et nous, existent une suite de droits et devoirs qu’il est essentiel de connaître pour que Tour Auto, Mans Classic, Spa Classic et Grand Prix de l’Age d’Or se soient que des moments de bonheur automobile…(copyright archives AgrippA mediA /// Peter Auto – Stéphanie Bézard)

Droits, devoirs et précautions… Quelles sont les obligations du restaurateur vis à vis du collectionneur ? Tout ce qu’il faut savoir pour préserver une relation saine, durable et sans souci avec celui qui prend soin de notre auto.
par Maître Grégoire Marchac

 

 

ALERTE INONDATIONS :
ASSURANCE ET ASSISTANCE,
LES CONSEILS AON CLASSIC CAR

Le sol du National Corvette Museum aux Etats-Unis s’est soudain effondré. Une doline qui s’était formée a englouti huit voitures exposées dans le hall principal (copyright archives AgrippA-mediA /// National Corvette Museum)

Face au drame humain et matériel qui a frappé ce week-end la Côte d’Azur, Aon Classic Car, votre assureur, est à vos côtés pour vous conseiller et agir.

Collectionneurs de véhicules de collection et d’exception qui avez été touchés par la catastrophe, voici ce qu’il faut faire et les erreurs à ne pas commettre.

 

 

ORGANISATEURS, VOS RESPONSABILITÉS

Attention : un événement ne s'organise pas à la légère. Veillez à respecter les règlements et à remplir vos obligations, particulièrement en matière d'assurances.(copyright archives AgrippA-mediA /// FOG)

« Concentration », « manifestation », « compétition », avec les beaux jours, les clubs relancent leurs activités. Celles-ci imposent à l'organisateur que vous êtes peut-être des devoirs, confèrent des responsabilités et obligent à des garanties appropriées. Et si vous êtes participant, sachez les exiger et où ne pas vous aventurer !

par Lucien-François Bernard
Président de l’AveC
Créateur des Assurances LDA - Aon Classic Car

 

 

 

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